Déclaration de guerre
Monseigneur,
Durant des années, nous avons cru que nos peuples pouvaient vivre en harmonie, la paix scellant des bases solides à la prospérité de nos deux royaumes.
Depuis quelques temps, par contre, nous constatons de votre part des velléités belliqueuses pour tous prétextes. Jusqu’à présent, nos ambassadeurs ont tenu inlassablement vos assauts. A vos provocations nous avons ainsi toujours répondu par la diplomatie.
Votre déclaration de guerre qui nous est parvenue en ce jour d’hui, bien qu’elle nous cause de la peine, elle ne nous surprend point. Nous en prenons donc acte.
En réponse à votre déclaration, nous vous confirmons qu’aucun de vos soldats ne passera notre frontière vivant. Le premier coup d’épée que vous viendriez à lancer signera la chute immédiate de votre royaume.
Néanmoins, dans notre grande magnitude, nous ne souhaitons pas voir le malheur de votre peuple par la cause de son roy décadent. Dès lors, nous Roy de France vous défions personnellement en duel.
Afin de régler d’une manière définitive ce différend, nous vous proposons un combat à outrance, plutôt qu’un duel au premier sang, ce dernier étant usuellement réservé en notre royaume aux querelles amoureuses de nos jeunes damoiseaux.
De plus, puisque vous vous prétentez l’offensé, nous vous offrons de choisir l’arme par laquelle vous mourrez.
Lorsque vous trépasserez, votre royaume deviendra vassal de fait du nôtre. Nous jurons devant Dieu que nous serons un suzerain juste. Votre peuple ne souffrira donc pas de notre arrivée, pas plus que votre famille. Néanmoins, nos réservons toute décision quant à l’attribution de votre couronne après votre trépas. En particulier, elle pourrait être attribuée à votre Dauphin, si nous jugeons qu’il en a les qualités nécessaire.
Il va de soi que dans le cas bien improbable où Dieu viendrait à nous ôter la vie de votre main, nous attendons de vous le même traitement à l’égard de notre royaume que nous vous proposons à l’égard du nôtre.
Monseigneur, nous attendons désormais votre décision. Que Dieu vous inspire pour le bien de nos deux peuples.