Le matin ça marche avec mes pompes
Quand je me suis réveillé ce matin, c’était un matin comme tous les autres matins. Un matin où le plus beau de la matinée serait de lire le Matin Bleu (vingt minutes de bonheur intense). Un matin où je viendrai à la mine avec ma bonne mine - jusqu’à ce que je remarque que mon porte-mine n’a plus de mines et que ça me mine - avant que ne sonnent les matines.
C’est alors que je la croisai. Comme d’habitude je masquai virtuosement tout intérêt pour la belle, tandis que je rêvais en secret de la couvrir. Encore de l’inspiration pour mon onanisme du soir. Je réfrénai ma soudaine envie de luxure pour m’adonner à cet infâme lucre qui occupe mes jours et mes nuits afin de me mener un jour à la luxuriante luxuriance opulente du luxe.
De quelle pompe devrai-je alors faire étalage ! Enfin, rien qu’à y penser et à imaginer ce futur encore si lointain, ça me pompe à un tel point que j’ai la pompe qui en fatigue. Si ça continue ainsi, les soins intensifs ne pourront plus rien pour moi. Je vous laisserai alors appeler les pompes funèbres du quartier.
Mais ne noircissons pas le tableau noir; je risquerais d’en jeter l’éponge ! Dans la situation actuelle, je peux tout de même déjà même me payer les pompes en vente chez Pompes Funèbres à Lausanne.
Ceci dit, je dois dire qu’il y en a qui disent - qu’on se le dise - que cette boutique ne fait pas dans le bon marché. C’est d’ailleurs très néfaste pour les ventes, car je pense que lorsque je dépense le prix de ces pompes, ça me pompe si je ne peux pas bien marcher. Enfin ! Ces commerçants font bon marché de ce que pense le quidam qui n’a qu’à prendre le train en marche.
Et pourtant, que ça marche ou pas, mieux vaut ne pas entraver la marche de celui qui gravit les marches de la bourse. En effet, la cloche qui annonce l’ouverture des marchés sonne à neuf heures sonnantes et trébuchantes. Et là , mieux vaut ne pas trébucher avant d’atteindre la dernière marche, car sinon, c’est une marche triomphante que joueront les concurrents en me dépassant à marche forcée.