Mais qui sont les vrais terroristes ?
Aujourd’hui, la police britannique aurait démantelé un réseau qui préparait l’attentat du siècle. En pleine période de vacances, plusieurs avions qui explosent dans l’Atlantique, entre Londres et les Etats-Unis. Imaginez-vous le carnage !
On ne sait pas très bien pour quand était planifié l’attentat. Probablement pas pour aujourd’hui. Néanmoins, l’appareil policier a profité de l’occasion pour bloquer complètement le trafic aérien à partir et en direction de Londres, entraînant des perturbations à l’échelle du continent entier.
Aujourd’hui, si vous vouliez prendre l’avion pour aller voir la monarque la plus sénile d’Europe, vous pouviez oublier. Grounding général. Qui ne donnera d’ailleurs pas lieu à un film - même médiocre - , puisqu’on n’a pas laissé les “méchants” activer leurs effets spéciaux.
Si vous vouliez partir de Londres, pour l’Europe, vous oubliiez aussi. Grounding là aussi. Mais si de Londres vous vouliez rallier New York ou Washington, vols pourtant sensibles, c’était possible. Possible, oui, mais à quel prix !
Les bagages à main, en soute ! Ainsi, téléphones et ordinateurs portables, appareils photo reflex numérique à mille francs ou lecteur mp3 à cinq-cents, en vrac dans les bagages, à se faire tripoter par des douaniers corrompus et des bagagistes sous-payés ! Elle est belle la sécurité…
Et pour souligner cette grande et belle mise en scène, digne d’Hollywood, on laissera les gens se balader avec un sac en plastique, si possible transparent - afin de voir au premier coup d’oeil si vous y transportez du plastic. Vous exhiberez ainsi fièrement vos médicaments, à moins que vous ne vous contentiez d’exposer sans rougir vos Tampax que vous laisserez apparaître derrière le liquide pour les lentilles de contact, votre passeport ou votre portefeuille.
Pour ajouter à l’humiliation, vous serez fouillé par deux fois. Ceci bien sûr après avoir passé le détecteur de métaux pieds nus, tandis que vos chaussures seront observées attentivement par l’agent abruti par les objets banals qui passent quotidiennement devant son écran.
Et puis quoi. A quoi ça sert ? A rien. Désolé. Le jour où mon bon plaisir consistera à détourner ou exploser un avion, je le ferai quand-même.
Comment ? Cela dépendra de l’humeur. En partant du principe que je suis certes méchant, mais pas suicidaire, j’aurai payé un gars de la logistique pour qu’il embarque mon “containair”, soit un container ressemblant à s’y méprendre aux autres, mais contenant une bonne charge explosive, ainsi qu’un détonateur fabriqué avec du matériel d’horlogerie made in Switzerland.
Evidemment, je pourrais aussi être bête et méchant et me soumettre aux contrôles de sécurité avec une barbe, un passeport d’un “pays sensible” et des flingues sous ma robe traditionnelle. Auquel cas, leur système de sécurité pourrait fonctionner. Sauf naturellement, si je commence à tirer dans le tas - juste pour rigoler - avant le contrôle, puis me délectant du spectacle de la masse en panique, je pourrais actionner ma ceinture d’explosifs. Bien que plus efficace d’un point de vue militaire, une telle action ne vient pas à l’idée du public, ni de la police ou des Gouvernements qui nous “protègent”… Rien de plus commun qu’une bombe dans une gare ou dans le métro, mais dans un aéroport, inimaginable…
Troisième hypothèse. Ce jour là , je peux aussi être d’humeur suicidaire tout en voulant lancer tout mon mépris des abrutis en uniforme une dernière fois avant de mourir. Inimaginable dans notre éducation occidentale, ce suicide, qui conduit tout droit en enfer les chrétiens, tandis qu’il élève au paradis les islamistes, tout en leur promettant les plus douces voluptés.
Ainsi, je me présente aux contrôles dans un costard finement taillé avec à la main mon passeport suisse et un billet de première catégorie. Je suis souriant, beau et rasé de près. Les fouilles corporelles ont ménagé mon joli costume et je me prélasse dans mon siège confortable. L’aéronef décolle. Je regarde avec intérêt la manoeuvre de décollage sur mon écran individuel avec un coup d’oeil quand-même pour la jolie hôtesse.
Après avoir choisi comme ultime menu un filet de boeuf aux morilles, il faut que je fasse usage des commodités. Sourire poli à l’homme qui sort du cabinet : nous sommes des hommes du monde; nous connaissons les bonne manières de Nadine. Je m’enferme, et c’est là que tout commence. Je déroule délicatement les câbles dissimulés dans ma boucle de ceinture, déplace les pains de plastic jusqu’ici fixés à l’intérieur de mes cuisses - confort suprême… Au moins s’agit-il d’une matière travaillée pour ne pas être détectée par les chiens.
Il ne me reste plus qu’à placer les pains dans les poches intérieures de ma veste après y avoir inséré des détonateurs qui ressemblent à s’y méprendre à une pièce de monnaie. Je relie le dispositif à ma montre, par l’intérieur de la manche et le tour est joué. Le garde-temps signale d’un bip la connexion.
Après avoir dégusté mon dernier repas, j’entends la sonnerie discrète de ma montre. Un coup d’oeil sur le système de bord m’indique que nous sommes au milieu de l’océan. Je me lève et reste un moment au milieu de la cabine. Je reconnais le PDG d’une banque suisse bien connue : “C’est vous Monsieur …” Mais l’explosion m’arrête net, tuant du même coup le banquier.
Bien sûr, on peut rendre la sécurité toujours plus drastique. On peut interdire aux passagers bretelles, ceintures et cravates pour éviter une strangulation. Mais il faudrait aussi dépouiller l’appareil des ceintures de sécurité. Des simples habits pourraient aussi alors être utilisés. Il faudrait alors…
Le raisonnement est sans fin. Alors à quoi servent ces mesures de sécurité ? A apporter panique et chaos. N’est-ce pas justement l’objectif d’un attentat ? Nous en arrivons à la conclusion que Scotland Yard n’a pas déjoué l’attaque terroriste : elle en a été la complice involontaire. Nous nous trouvons aussi devant un fait historique : premier attentat de l’histoire sans cadavre.
Les Américains avaient inventés le concept de guerre propre ? Eh bien, ce sont les “méchants Arabes” qui le réalisent !
14 août 2006 at 9:18
Inefficacité sécuritaire ? Et si ce n’était que de la manipulation ? Celle-ci serait alors efficace… L’édito du Matin de dimanche parle dans ce sens :
Le Matin, 13.08.2006 : Castro, Bush, Blair : des manipulateurs ?