Orthographe : attention les gaffes !
C’est le mois d’aout. Il parait que c’est la saison de passer ses weekends sous le soleil ou en boite. Egalement saison d’examens. A trop se fourrer dans les bouquins et sur Internet, on finit par s’intéresser à l’orthographe (pour fuir la « comptabilité analytique budgétaire de gestion » qui n’est « pas un cours au rabais, ça jamais ! »)…
Il paraît donc aussi que les « i » et les « u » ne portent plus de circonflexe. Mais cette réforme orthographique n’est pas (encore) obligatoire. Août reste (heureusement) aussi juste qu’aout (qui est – il faut bien le dire – fort laid). Certains changements se justifient, mais pour août, je préconise un usage tel que clé qui peut s’écrire « clef ». Ainsi peut-on garder un écrit qui demeure esthétique (ou alors devrait-on aller jusqu’à écrire « oute* », plus conforme aux règles générales de la langue). Car que serait la langue de Molière sans beauté ! Certes, cela demeure une gageüre pour nos maitres à penser… (car si l’on enlève le circonflexe d’août, c’est pour mieux ajouter le tréma de « gageure » qui est fort laid et que je ne sais donc plus prononcer !).
Mais, l’usage de différentes orthographes peut aussi autoriser certaines subtilités de langage. Ainsi, j’utilise des clés informatiques pour me connecter sur mon site web, alors que le châtelain (qui doit garder son circonflexe, puisque c’est un « a ») utilisera une lourde clef de fer forgé pour ouvrir la massive porte de chêne (c’est un « e ») de son castel.
Cela dit, on a tout le temps… Après-tout, ma grand-mère devait écrire au sujet de la mère de sa mère en utilisant « grand’mère ». (à noter que Word 2007 a encore la gentillesse d’accepter cette graphie malgré les recommandations de l’Académie Française de 1932 et les mises à jour des derniers dictionnaires en… 1950). Après tout, nous n’allons point terroriser les pauvres enfans* (orthographe correcte entre 1718 et 1835, voire 1918 selon certaines vues politiques) avec tout ça. Mais comment le pourrait-on encore, alors que dans leurs dictées « ognon » est désormais plus juste qu’« oignon », sacrifié sur l’autel de la modernité.
Mais ces changements ont aussi du bon dans la vie de tous les jours. Je suis bien placé, moi qui ne sais jamais si j’ai dans la poche un porte-monnaie ou un portemonnaie. Depuis 1990, la deuxième orthographe est préférable, mais avec la première, c’est kifkif. Fin du doute. Par contre, pour les nouveaux mots scientifiques ou techniques, tels que génératrice « magnétocalorique », je n’ai pas le choix : c’est direct tout appondu. Comme pêlemêle. Ca fait bizarre, mais tout ce tohubohu finira par se fondre dans le traintrain.
Vive le Roy françois* (devenu « roi français » durant le XIXe siècle) Louis XIII qui autorisa le Cardinal Richelieu à fonder l’Académie Françoise ! Allez les djeuns* (plus très) ! Plus que quelques efforts pour parvenir au but ultime : 1troduir* le langaj* SMS kom* ortograf* officiel*… Alé*… tchô* A+ !
*Bien que certaines graphies puissent vous choquer, seuls les mots marqués d’une étoile ne sont pas (ou plus) admis par l’Académie Française (vérification effectuée avec l’aide aimable de Microsoft)
25 juillet 2008 at 3:07
La révolusion de l’ortograf è déja komansé é èl se propaj rapidman! www.ortograf.net