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Pensées de l’instant

Archive pour la catégorie 'Pensées diverses'

Mythique rencontre

Dimanche 8 juin 2008

En face du jet d’eau, 20h40. Un coupé blanc s’arrête au parking. Le type descend. Manteau noir par dessus un costard gris foncé, sa cravate enserre le col trop étroit de sa chemise d’où dépasse la graisse de son cou. Ses lunettes épaisses donnent un air porcin à ses petits yeux. Ses cheveux ondulés, négligés, sont en train gentiment de passer du noir au gris foncé. Il marche d’un bon pas, et va s’arrêter devant le café, comme prévu.

En attendant sa proie, il se remémore son tableau de chasse. Il n’est ici nullement question de (more…)

Partie…

Mardi 27 mars 2007

La Tour semblait maintenant bien loin. Le soleil couchant se reflétait dans le Léman qui brillait de mille feux, comme ses yeux autrefois. Aujourd’hui, ils semblaient bien tristes. Et moi, j’étais désemparé. Je ne savais pas ce qu’ils exprimaient. En fait, cela faisait trop longtemps que ça durait et ses explications étaient tellement variables. Seul ce mal-être restait constant. Le soleil disparu à l’horizon, nous rentrâmes. L’ambiance était bizarre, tendue et ne correspondait pas au romantisme de la scène.

Certes je l’aimais - et de tout mon coeur - mais je ne pouvais plus endurer cette situation. Un jour ça avait été l’armée, puis quelque chose de diffus, mes absences, l’éloignement, puis mon comportement. Ce qu’elle ressentait devait être terrible; plus que je ne pouvais imaginer à l’époque. Un sentiment tellement étrange que les mots ne pouvaient l’exprimer. Il m’a fallu y penser des années durant pour essayer de (more…)

Je ne vous avais pas oublié !

Mardi 18 avril 2006

Certes, ça faisait longtemps que je n’avais plus écrit ! Et pour cause : le moins qu’on puisse dire, c’est que mon emploi du temps est surchargé.

Cela ne m’a pas empêché de penser à vous… et donc, de vous mettre à disposition une nouvelle version des “Pensées de l’Instant”. Et comme il y avait deux versions parallèles depuis quelques temps, l’évolution est différenciée selon l’adresse à laquelle vous y accédiez :

- Depuis les pages principales de Lex Naturae (www.lexnaturae.org) : Nouvelles fonctionnalités, telles que possibilité de commenter les pensées ou les rechercher par thème ou par mois

- Depuis le blog de Lex Naturae (www.lexnaturae.org/blog/) : Fonctionnalités inchangées, mais la rubrique respecte désormais la charte graphique de Lex Naturae et est pleinement intégrée au site. Il est désormais possible de se promener librement d’une rubrique à l’autre.

Il ne me reste plus qu’à vous souhaiter bien du plaisir dans les “Pensées de l’instant” nouvelle formule !

Tu ne fais pas si bien dire…

Samedi 3 décembre 2005

Une fois n’est pas coutume, ce n’est pas moi qui vais écrire. Et oui, j’ai trouvé quelqu’un qui exprime mieux que moi une de mes pensées. La Belle et la Bête, c’est tellement bête, mais c’est tellement vrai !

“Ani” de Brad-Pitt Deuchfall.

Pourquoi skier ?

Vendredi 25 novembre 2005

Ce matin, je n’avais pas envie de me lever. Jusque là, rien de bien extraordinaire. Qui aime se lever avant le soleil ? Pour renforcer le sentiment, la neige dehors. Certes celle de la montagne, les skis aux pieds, fait toujours plaisir. Mais celle de la ville, sur des routes déjà bouchées lorsqu’il fait beau, avec des véhicules dont je n’ai pas encore changé les pneus, ce n’est plus la même joie…

Pour chasser les idées noires, rien de mieux qu’ (more…)

Télémarketing bâclé

Mercredi 23 novembre 2005

Après une journée perdue à faire du marketing (la branche que je prévoyais être la plus intéressante de ma troisième année HEG s’avère être la plus rébarbative, la moins créative et qui plus est enseignée sur le mode le plus militaire/école enfantine que je n’ai jamais vu), me voilà tranquille à la maison. Et que ce passe-t-il dans une telle situation si elle a lieu en début de soirée ?

Le téléphone sonne. Je réponds. Un bruit de fax, puis (more…)

Les écrivains dissimulés

Lundi 21 novembre 2005

Aujourd’hui, je comprends les écrivains vivant sous des régimes totalitaires, sujets à censure. Et je peux englober dans cela tous les artistes vivant dans de telles situations. Combien sont-ils à avoir décrit dans un autre décor ce qui se passait à leur époque, au nez et à la barbe de leur despote.

Je commence tout juste à comprendre comment on peut réaliser cela. Mais ce que je ne comprends plus, c’est comment on arrivait à nous servir de ces textes décodés à nos cours de littérature française. Quelle audace ont-ils ces professeurs de prétendre comprendre tel ou tel auteur !

Il est pourtant tellement aisé à qui écrit de changer de sujet d’une phrase à l’autre, de passer d’un pays à l’autre, d’une époque à l’autre. D’un tyran à l’autre.

Alors, comment pouvez-vous dire, vous qui n’êtes pas dans la tête de l’auteur, que telle pièce de théâtre se contenterait de critiquer du début à la fin tel régime ? Pourquoi ne critiquerait-il pas à un acte le régime actuel, à l’acte suivant le régime de la nation ennemie, pour finir au troisième acte par démonter les théories fumeuses des opposants.

Quelque chose me dit qu’ils doivent être tristes ces auteurs de savoir qu’il sont les seuls à pouvoir comprendre leur oeuvre in extenso. Que la clé de toute leur oeuvre disparaîtra avec leur tête…

Mais ils étaient bien obligés d’user et d’abuser de métaphores pour s’exprimer, sans choquer un public qui n’était pas prêt à entendre leurs pensées.

La longue marche

Dimanche 30 octobre 2005

Cela faisait déjà vingt-cinq années que je marchais. Que de paysages j’avais vus, que de visages découverts. Selon les bourgades, la population me réservait un accueil plus ou moins chaleureux. Parfois, la fête était gigantesque, d’autre fois, on me lâchait les chiens. La peur de l’étranger est omniprésente dans l’humanité.

Qu’importe, j’avais toujours réussi à continuer, (more…)

Le départ

Lundi 1 août 2005

Lorsque j’entrai dans la pénombre de la cuisine, je vis tout d’abord les silhouettes du dernier repas. Assiettes sur la table, casseroles sagement posées au milieu. Le plan de travail aussi avait l’air d’avoir été utilisé l’instant d’avant.

Je cherchai la lumière. (more…)

La lente fuite effrénée

Mardi 4 janvier 2005

Que le temps passe vite ! Que le temps passe lentement !

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